Newsletter N°6 L'interview du Président et du Secrétaire

14/2/2017
  • Présentation du nouveau Président et du nouveau Secrétaire Général d’EdiPub

Emmanuel Guyot : J’ai pris avec plaisir la présidence d’EdiPub depuis le 1er Janvier ; je retrouve dans cette fonction les 2 piliers qui m’ont toujours guidé : un axe business et un axe organisation/informatique.

Après une formation d’ingénieur en informatique, et au vu de mon intérêt sur les aspects business des projets, j’ai commencé à travailler chez Bouygues à la Direction de la Stratégie ; puis j’ai évolué chez TF1 Publicité dans l’objectif de m’orienter vers des problématiques plus opérationnelles et de découvrir différents métiers : contrôle de gestion, chef de projet, yield management, marketing, revenu management et ADV.

Timothée JOIN LAMBERT : Je suis le nouveau secrétaire général d’EdiPub, et parallèlement, j’ai en charge le Revenu Management radio et digital au sein de TF1 pub ; j’ai commencé ma carrière dans les médias par un stage de fin d’études chez IP France (régie de RTL, RTL2 et FUN)  puis j’ai continué chez l’offreur de services TELMAR PEAKTIME , ce qui m’a permis d’être au fait des enjeux techniques de la publicité ; je suis ensuite arrivé chez TMC Régie pour monter le Revenu Management, puis j’ai rejoint le groupe TF1 suite à l’absorption de TMC par TF1.

 

  • Quelle vision d’EDIPUB avez-vous aujourd’hui, à la prise de vos fonctions ?

Timothée : La première vision que j’ai d’EdiPub, c’est celle d’un vrai savoir-faire et d’une belle présence sur le marché ; ce qui m’a marqué, c’est la confiance des différents acteurs qui participent à EdiPub et cette capacité à fédérer qui est très prégnante.

Emmanuel : Il y a en effet une vraie qualité d’échanges entre les différents acteurs, et c’est un facteur clef dans la réussite d’Edipub qui a contribué rapidement au développement des outils dans la publicité. Aujourd’hui, on peut aller encore plus loin sur cette base de confiance et de réussite.

 

  • Quels sont les sujets insuffisamment traités ou oubliés à première vue ?

Emmanuel : je pense que n’ont pas vraiment été traités par l’association 1) le sujet des plateformes et 2) le sujet du digital sur lequel il y a eu des tentatives de travaux mais qu’il faut maintenant transformer.

Timothée : En ce qui me concerne, à première vue, je dirais que la consolidation pluri média en Edi pour tous les acteurs n’est pas encore effective…elle existe avec la facture et le TOP, mais dans la réalité, on affiche le pluri comme ambition mais  ce n’est pas vraiment déployé dans le quotidien de chacun.

Emmanuel : Quand on voit la vitesse à laquelle le numérique peut tout changer, on a tous envie de gagner du temps et de la productivité, de se simplifier la vie, et dans notre écosystème, plus on partage et plus vite on arrive à organiser ces échanges, plus vite on se transformera et plus vite on s’adaptera aux évolutions du marché de demain.

Notre enjeu, c’est de fiabiliser ce qui fonctionne bien et de se dégager du temps pour s’adapter à l’avenir.

 

  • Quels sont les « marqueurs » de l’association selon vous ?

Emmanuel : le marqueur fort, c’est déjà un historique commun qui permet de rassembler tous les acteurs du marché ; il y a une adhésion aux projets, et à la qualité de ce qui va être fourni. Au-delà de ces marqueurs, c’est l’implication et l’impulsion des acteurs qui feront la différence. L’objectif est là : faire bouger les lignes en faisant bouger les femmes et les hommes.

Timothée : déployer un projet informatique au sein d’une société, c’est déjà compliqué, alors au sein de plusieurs sociétés, avec des timings et des ambitions différentes, on comprend les problématiques que cela peut engendrer ! Mais une fois que c’est partagé par les différents acteurs, c’est profondément ancré car chacun est tenu par les autres et on ne peut pas renverser la table car on n’est pas seul autour de la table.

Edipub : Les « petits » acteurs attendent de voir quand les « grands » y vont pour se lancer à leur tour…on voit l’importance de l’exemplarité des grosses régies, avec les risques que cela comporte.

 

  • Quel trend souhaitez-vous impulser pour les exercices à venir ?

Emmanuel : un trend, déjà présent aujourd’hui, est le premier chantier du bilan digital qu’il faut absolument réussir ; le numérique est présent partout, dans tous les médias ; on a beaucoup à apprendre et ce premier chantier nous servira de modèle et d’appui pour ceux qui arriveront derrière ;

Il en est de même avec le trend des plateformes : on créé des offres, on échange des demandes de résa, des bilans, des factures, comme avant, mais avec un tiers entre les partenaires ; c’est une autre manière de faire notre métier. EdiPub a sa place dans le programmatique car les activités numériques restent très chronophages et n’ont pas l’assise des modes de commercialisation traditionnels ; il faut le meilleur des 2 mondes !

EdiPub : pour info, on est très présent sur les plateformes presse, même si elles ne sont pas encore  abouties, les standards Edi sont d’ores et déjà intégrés aux développements en cours.

Emmanuel : Il est vrai qu’à l’avenir, on fera de moins en moins de travaux par média ; on sera principalement plurimedia.

  • Quelles sont les actions qu’Edipub doit développer ou approfondir ?

Emmanuel : il y a un travail de veille à construire pour identifier les futurs projets ; je pense par exemple à nos relations avec les organismes d’Etat sur la facture, ou aux contacts possible avec l’EGTA (association des régies européennes).

Une anecdote concernant l’évolution des standards. Lors du CES 2017, les nouvelles  voitures autonomes présentées collectent énormément d’informations pour conduire automatiquement. Si la voiture rencontre un trou dans la chaussée, elle prévient la voiture qui est derrière ; du coup, cela permettra de réduire le nombre d’accidents par des échanges d’informations pertinents. Très logiquement, cela pose la question sur le fait que les différents concessionnaires n’avaient pas les mêmes formats pour les échanges d’information. Une mise aux normes de ces standards est donc nécessaire pour qu’on profite tous des avantages communs !

Morale de l’histoire : pour profiter des avantages communs, on a tous intérêt à passer par une étape de normalisation des standards.

EdiPub doit également poursuivre ses actions de communication, comme ce qui a été initié avec les indicateurs (le suivi des échanges Edi), le partage du catalogue (projets aboutis) et les projets en cours, car en expliquant nos travaux, et en suivant leur déploiement, cela participe à la mobilisation de nos adhérents et c’est un de nos enjeux.

  •  Enfin, qu’aimeriez-vous qu’on dise d’Edipub ?

Emmanuel et Timothée : qu’EdiPub est un très bon facilitateur de business !

 

 

 

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